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1er Salon du temps partagé

Ce vendredi 11 octobre se tenait le 1er salon du temps partagé, conférence organisée par le Portail du temps partagé, et animée par son fondateur David BIBARD.

Après les Trophées du temps partagé, ce nouveau salon avait pour objectif de promouvoir ce nouveau mode de travail et ses acteurs. Encore méconnu, il répond pourtant de plus en plus aux besoins des entreprises et des personnes.

Retour sur les moments forts de la journée.

 

Être DAF à temps partagé et chef d’entreprise

Témoignage d’Eric DEFLINE : DAF à temps partagé et Dirigeant de Les Cireurs.

Le meilleur des deux mondes ?

Eric s’est lancé en septembre 2016 en tant que DAF à temps partagé, et pendant 8 mois il a consacré son temps à la prospection. En parallèle, il a repris l’entreprise « Les Cireurs » dont il est aujourd’hui le principal actionnaire.  Sa force : ses expériences se sont mutuellement enrichies. « Quand on est dirigeant, on connaît la réalité du temps long. J’ai un côté technique avec mon métier de DAF, mais surtout je connais bien maintenant le fonctionnement réel d’une entreprise. J’ai acquis une vision à 360°, qui me permet aujourd’hui de donner des conseils opérationnels qui correspondent aux besoins des dirigeants d’entreprises que je rencontre. »

 « Ce qui est formidable c’est que travailler avec tous ces chefs d’entreprise m’apporte aussi beaucoup en tant que dirigeant de ma propre entreprise. »

Enthousiasmant.

Mutualiser, partager, accompagner sur un territoire

Témoignage de Josephine Copete, Directrice de Gemploi et DRH à temps partagé.

Coopérer, mutualiser : Gemploi, un collectif au service des femmes et hommes

Joséphine, la Directrice de Gemploi, a rappelé le fonctionnement et l’objet des groupements d’employeurs : un groupement une association qui met à disposition des salariés à temps partiel auprès de ses entreprises adhérentes. Généralement embauché en CDI, un salarié en groupement travaille souvent pour plusieurs employeurs en même temps, et bénéficie d’une garantie de rémunération pendant les périodes d’intercontrat.

Gemploi est un groupement d’employeurs multi-sectoriel. Son cœur d’activité ? Les métiers du support administratif, du support juridique, de la communication et du marketing. 

Gemploi a mis également en place une série de prestations sur des diagnostics flash RH, des présentations RH sur certaines thématiques comme la mise en place du CSE… pour répondre toujours mieux aux besoins des TPE et PME qui le composent.

Josephine a insisté pour conclure sur la nécessité de bien vérifier l’adéquation de la personne avec le projet de travailler à temps partagé. Cela requiert en effet une organisation et une manière d’appréhender la relation de travail différemment.

La responsabilité civile professionnelle des experts à temps partagé

Charles-Antoine Gruson, Dirigeant de Kheops.

Une assurance sur mesure

Société d’assurance créée depuis près de 10 ans, et fort de plus 15 collaborateurs, Kheops a décidé de se lancer il y a quelques années dans l’assurance pour les métiers à temps partagé comme les DRH, les DAF…

Après un rappel rapide des fondements de la responsabilité civile personnelle, d’exploitation et professionnelle, Charles-Antoine, Dirigeant de Kheops a expliqué comment il en était venu à s’intéresser à ce mode de travail.

Plusieurs types de dommage peuvent survenir lors d’une mission :

Matériels : par exemple, dans le cadre d’une prestation chez un client, on casse du matériel informatique.

Immatériels consécutifs : ce sont généralement des pertes financières directement liées à un dommage matériel ou corporel. Par exemple, un retard pénalisant pour le client : il y a une obligation de dédommagement.

Immatériels non consécutifs : des pertes financières qui sont liées à un dommage autre que corporel ou matériel : exemple de l’installation d’un nouveau logiciel qui provoque une perte de données, il faudra dédommager le préjudice subi par l’entreprise.

Kheops se propose de s’occuper de toutes ces questions, pour laisser le temps aux professionnels de se focaliser sur leur cœur de métier.

Quelle stratégie commerciale pour votre entreprise ?

Franck Glaser, Directeur commercial et Marketing « DC pilot ».

Une stratégie commerciale bien rôdée pour développer son chiffre d’affaires

Pour ce Directeur commercial à temps partagé, la principale difficulté pour les dirigeants des PME notamment, est d’expliquer leur offre de manière simple. Ils ne sont pas toujours familiarisés avec ce type d’exercice et se concentrent le plus souvent sur leur cœur de métier. Pourtant, selon ce professionnel, « la stratégie commerciale, c’est ce qui garantit au chef d’entreprise une croissance du chiffre d’affaires. »

En tant que Directeur commercial, Franck Glaser aide les dirigeants à prendre du recul sur leur activité et à définir leur stratégie commerciale (il siège parfois au comité d’administration de ses clients). Il assure ensuite l’opérationnalité : négociation des contrats, gestions des pôles de commerciaux ...

En travaillant pour plusieurs clients, sur plusieurs mois, un jour ou une demi-journée par semaine, il minimise le risque d’une chute nette de son activité. Le temps partagé lui permet de ventiler son risque.

Il a insisté en conclusion sur l’importance de la recommandation et du réseau. Développer son réseau pour trouver de nouveaux clients est fondamental dans ce type de métier. Savoir capitaliser sur la satisfaction de ses clients l’est tout autant : des clients satisfaits peuvent être de formidables ambassadeurs.

20 ans d’histoire de temps partagé

Emmanuel de Prémont, Président du groupe FINAXIM.

Le temps partagé : un secteur arrivé à maturité

Le groupe FINAXIM est un réseau d’experts à temps partagé : une centaine de professionnels, 500 clients, 11 millions de CA dans des métiers aussi divers que la RH, la finance, l’informatique, le marketing, le commercial, l’administratif… et bien d’autres, le nombre de type de métiers concernés s’étoffant jours après jours.

Pour Emmanuel, travailler à temps partagé était avant tout une recherche de liberté. Pendant 20 ans, il a été confronté au défi de « l’évangélisation » de ce mode d’emploi.

Aujourd’hui, les mentalités ont changé, et il constate que c’est plus simple qu’avant d’expliquer le dispositif et ses avantages.

Il y a de plus en plus de signes de la reconnaissance et de la maturité de ce secteur. Plusieurs étapes ont déjà été franchies. Il y a un florilège de métiers qui se réalisent aujourd’hui sur ce modèle.

La santé du temps partagé est aussi un baromètre de la vitalité de la France à réfléchir sur les nouvelles formes d’emploi.

Le temps partagé, c’est un beau vecteur de professionnalisation globale des entreprises : il y a la compétence technique de chaque expert, mais aussi une vision structurelle enrichie de toutes les expériences du professionnel acquises dans plusieurs entreprises.

C’est également une qualité de vie supérieure pour le « consultant » : une vie professionnelle à la carte, la multi-activité avec des semaines composites, la liberté, et la collégialité plutôt que la hiérarchie.

La communication pour les entreprises

Chantal JACOPIN, Directrice de communication à temps partagé, Paris Brest Concept.

La communication, ce n’est pas l’apanage des grands groupes !

Chantal a décrypté les différents types de communication existante et leur importance respective pour les entreprises : auprès de leurs clients bien sûr, mais aussi auprès de leurs salariés et fournisseurs, qui sont des ambassadeurs naturels qui partagent et véhiculent les valeurs d’une entreprise.

La communication corporate par exemple est créatrice de valeurs au sein des organisations. Elle sert à se différencier en tant qu’organisation, en travaillant sa réputation. Elle sert à véhiculer des valeurs, grâce à un contenu qui doit être sincère. Les PME ont une véritable identité, un ADN, et elles ne doivent pas essayer de calquer leur positionnement sur les grands groupes.

Une marque employeur se construit d’abord en interne : les salariés sont les premiers porte-parole de l’entreprise.

La communication événementielle est capitale également, une journée comme le Salon du temps partagé le démontre parfaitement !

Réponses et ressources d’emploi pour une filière métier

Marie Morcel, Directrice de « Reso France ».

L’union fait la force !

Marie, directrice de « Reso France », a présenté ce groupement d’employeurs mono-sectoriel, spécialisé dans la restauration au sens large. « Reso France » a été créé par une quinzaine de restaurateurs il y a près de 16 ans pour répondre à leur besoin de main d’œuvre constant et à la nécessaire professionnalisation du secteur.

Aujourd’hui, « Reso France », c’est 1600 entreprises et 450 équivalents temps plein sur une vingtaine de départements.

Dans l’hôtellerie, un des premiers enjeux était d’apporter des réponses opérationnelles en matière de main d’œuvre : serveurs, cuisiniers…

Aujourd’hui, les besoins se sont diversifiés et ont changé avec l’avènement de la technologie : la nécessité de recruter un Community manager par exemple se fait ressentir de plus en plus, des applications comme Trip Advisor ont parfois modifié les ordres de priorité.

Le groupement s’occupe des saisonniers et des extras, ce qui n’est pas évident, car toutes ces personnes sont embauchées en CDI par « Reso France », et donc payées même lorsqu’elles n’ont pas de missions. Pour les faire travailler 35 heures par semaine, on leur demande beaucoup de souplesse même si la Directrice de ce groupement s’engage à ce que d’une semaine à l’autre, ses salariés connaissent leur planning.

Marie a également expliqué que le groupement « Reso France » se donnait comme responsabilité d’expliquer aux chefs d’entreprises de la restauration que les salariés ne peuvent s’investir autant qu’eux, et que des plannings qui ménagent leur vie personnelle et leur vie professionnelle étaient une garantie de leur bonne implication.

« Reso France », c’est aussi un groupement qui se modernise : « Tout l’argent que l’on gagne, on le réinvestit, notamment dans la digitalisation : nos contrats de travail sont signés par voie électronique, les heures travaillées sont consultables et validées par les salariés et les employeurs. »

 « Reso France », c’est enfin l’obtention du label LUCIE, de nombreuses normes ISO, et la recherche constante de l’amélioration des process et des conditions de travail.

Du singulier au pluriel, conjuguez vos compétences !

Maryse Dubien, Présidente de la CDME

Le travail à temps partagé, c’est une autre façon de travailler et de recruter !

Maryse, Présidente de l’association CDME, est revenue sur l’histoire et la pratique du temps partagé, en développement en France, mais plus présent en Suisse et dans certains pays du Nord. Si les séniors sont historiquement les personnes les plus présentes dans ce secteur, les jeunes aujourd’hui s’y intéresseraient de plus en plus.

L’intérêt pour un cadre de choisir ce modèle ? Choisir et plus subir ! « Devenir acteur de sa vie professionnelle et construire son propre équilibre vie personnelle/vie professionnelle et, pourquoi pas, donner un nouvel élan à sa carrière. »

Pour l’entreprise, les avantages sont importants également : la flexibilité et la souplesse bien sûr, l’assurance d’obtenir une expertise et de l’opérationnalité, une forte implication de la part du professionnel, et bien sûr l’optimisation des coûts.

L’association CDME a été créée il y a près de 25 ans et a été co-fondatrice de la FNATTP, la fédération nationale des associations du travail en temps partagé.

La CDME intervient notamment dans la région parisienne. Sa vocation : accompagner les cadres en transition professionnelle et faciliter leur reprise d’activité.

La deuxième action de cette association dynamique est la promotion de ce mode de travail auprès des entreprises : petites, moyennes, start-up…

Au 30 septembre 2019, elle comptait 153 adhérents, avec une moyenne d’âge de 56 ans, aux compétences très variées.