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Etude APEC Les cadres de plus en plus intéressés par les formes alternatives d’activité ?

L’APEC vient de publier les résultats d’une enquête, menée auprès de 1 000 cadres, sur le salariat et les autres formes d’emploi. 

Décryptage par La Faabrick Cherdet. 

 

Les formes alternatives d’activité souffrent globalement d’un déficit de notoriété …

95 % des cadres interrogés connaissent au moins une forme alternative d’activité (FAA), ne serait-ce que de nom. 

Une analyse rapide de l’étude pourrait donc laisser penser que les FAA font parties intégrantes des habitudes des français, apportant la preuve d’une mutation rapide du marché du travail ces dernières années. 

Ce constat, qui surprendra plus d’un des acteurs de ces secteurs, est clairement à nuancer. 

Tout d’abord parce que la micro-entreprise, qui est intégrée à l’étude comme une forme alternative d’activité, fait clairement figure d’exception. Depuis 2016, le régime de la micro-entreprise a remplacé le statut d’auto-entrepreneur. Ce dernier a fait une apparition très remarquée dans le paysage français de la création d’entreprises (+ 250 000 créations d’entreprises par an depuis son lancement) et c’est donc sans surprise que son successeur est également très largement connu des cadres français (92 % des cadres interrogés). 

Pour le portage salarial qui arrive à la 2ème place de ces formes alternatives de travail, ce chiffre tombe à 53 % (34 % pour les coopératives d’activité et d’emploi), illustrant l’écart important avec la micro-entreprise en matière de notoriété.  

Ensuite et surtout parce que les résultats sont bien différents si on s’intéresse aux cadres qui déclarent connaître précisément ces formes d’emploi, et pas seulement de nom. Ainsi seuls 26 % des cadres interrogés savent précisément ce qu’est le portage salarial contre 17 % pour les groupements d’employeurs et à peine 10 % pour les coopératives d’activité et d’emploi. 

Là encore, la micro-entreprise arrive en tête avec 60 % des cadres interrogés qui connaissent précisément ce dispositif. 

On le voit bien ici, les FAA ont encore du mal à être appréhendées dans leur diversité et leur complexité. 

 

… mais jouissent d’une bonne image

Pour autant, elles jouissent globalement d’une image positive auprès des cadres. 

89 % des cadres connaissant les coopératives d’activité et d’emploi en ont ainsi une bonne image (14 % en ont même une très bonne image). Les proportions sont du même ordre pour les groupements d’employeurs (89 % et 10 %) et les entreprises de travail à temps partagé (86 % et 12 %). 

La micro-entreprise et le portage salarial qui ont une image légèrement moins positive séduisent tout de même 77 % et 75 % des cadres qui les connaissent.

Mieux encore, plus les cadres interrogés connaissent ces dispositifs et plus ils les valorisent. C’est particulièrement le cas pour le portage salarial où 37 % des cadres l’ayant expérimenté en ont ainsi une très bonne image contre 3 % pour les cadres qui n’en ont aucune expérience

 

 

Part des cadres ayant une bonne image du portage salarial La Faabrick Cherdet

 

Une majorité des cadres pourrait sauter le pas dans les 3 ans

Cette image positive des formes alternatives d’activité couplée à des facteurs structurels (recherche d’autonomie, d’un meilleur équilibre vie pro/vie perso, quête de sens au travail) encouragent les cadres à envisager d’exercer leur activité différemment. 

Parmi les cadres interrogés, 57 % se disent ainsi prêts à quitter le salariat dans les 3 ans pour expérimenter une de ces FAA. C’est particulièrement le cas pour les cadres de moins de 40 ans (62 %) et les cadres sans emploi (74 %). 

Alors qu’elles restent encore peu utilisées aujourd’hui (seulement 17 % des cadres interrogés les ont déjà expérimentées), ces formes d’emploi devraient donc continuer de se développer dans les années à venir. 

Chez La Faabrick Cherdet, nous en sommes en tout cas convaincus, parce qu’elles offrent des opportunités aussi bien pour les personnes qui veulent travailler différemment que pour les entreprises qui recherchent plus de souplesse.