Mon fil rouge, c'est le travail.
J'ai débuté dans la fonction publique, au Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle. J'ai ensuite rejoint la Confédération CFDT, auprès de Nicole Notat, où j'ai notamment participé à des négociations nationales interprofessionnelles, dans le cadre de la Refondation sociale.
Après cela, j'ai travaillé douze ans chez Vigéo, dans le domaine de l'audit, du conseil. J'y ai réalisé une quarantaine d'accompagnements RSE (responsabilité sociale de l'entreprise) dans des structures très variées. Ces audits portaient notamment sur le respect de la négociation collective (dans la droite ligne de la convention fondamentale de l'OIT) et sur la qualité du dialogue social. C'est également à ce moment-là que j'ai pris conscience à quel point les questions environnementales et sociales sont interdépendantes.
Dans la même dynamique, j'ai exercé en tant que directrice RSE au sein d'une mutuelle de santé. J'ai notamment contribué à l'élaboration d'une politique d'achats responsables, à la définition d'une feuille de route pour l'investissement responsable, ainsi qu'à certaines politiques RH, en particulier en matière de mécénat de compétences. Au-delà des pratiques métiers, l'engagement RSE portait également sur le cœur d'activité, la santé, et nous avons créé, avec l'EHESP, une chaire intitulée RESPECT pour Résilience en santé, prévention, environnement climat et transition.
L'idée maîtresse qui a émergé de ces années est la suivante : ne plus cloisonner les enjeux de santé au travail, de santé environnementale et de santé publique, mais au contraire les articuler, en faisant de la prévention primaire une urgence.
Enfin, j'ai consacré deux ans au conseil en RSE, et plus particulièrement le déploiement de la CSRD, avant de rejoindre Dialogues en septembre 2025.
En parallèle de mon parcours professionnel, je siège au CESE depuis 2015 et, depuis 2021, j'ai l'honneur de présider la commission Travail et Emploi. Traditionnellement structurée autour des partenaires sociaux, en 2021 cette commission s'est enrichie d'une représentation plus large, intégrant des acteurs du monde environnemental, des mouvements de jeunesse et des associations. Cette évolution constitue une véritable opportunité : elle nous permet d'aborder les transformations du travail dans une perspective plus globale, pleinement ancrée dans les enjeux de société. Ce changement a toutefois représenté un défi, dans la mesure où la culture de la négociation et celle du plaidoyer ne sont pas toujours faciles à concilier. Mais cette diversité a finalement porté ses fruits et a largement enrichi nos travaux.